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Une entreprise sociale est une entreprise dont le but est de générer un bénéfice social ou environnemental et non pas des
plus values pécuniaires.
Ces entreprises solidaires s'intègrent dans le marché concurentiel. Elles sont particulièrement performantes dans les
secteurs délaissés par les entreprises à but lucratif, ou dans ceux où la politique commerciale a valorisé la rentabilité au détriment de la relation humaine.
Elles humanisent le marché en obligeant les entreprises à but lucratif à s'aligner sur leur critères.
Elles humanisent la gestion des ressources humaines en changeant le rapport au travail.
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But: Générer un bénéfice social
Une entreprise sociale, est une entreprise dont le but est non pas de faire des plus values financières, mais de générer un bénéfice social ou environnemental. Ses
actionnaires savent qu'ils ne recevront pas de dividendes de leur placement (ou alors au maximum au taux du livret A). Les employés du social business sont salariés et s'ils touchent des
primes ou bonus, ceux ci sont fonction du bénéfice social qu'ils ont générés. Le concept de social business a été défini par Muhamad Yunus, prix Nobel de la paix 2006 et inventeur du
micro-crédit dans son livre "Vers un nouveau Capitalisme". Mais le concept d'entreprise sociale date en Europe du XIXeme siècle où ont été créees de nombreuses coopératives et mutuelles. Elles représentent en Europe 11% de l'emploi et
7% du PIB. Par exemple en Suisse 70% de la grande distribution est gérée par des coopératives. En Europe, elles sont regroupées au sein de l'Économie Sociale
et Solidaire qui comprend outre les mutuelles et les coopératives, les associations.
Un exemple: les Jardins de Cocagne ont permi de réinsérer 25000 personnes en France et sont le premier producteur de fruits et légumes biologiques du
pays.
Elles ne remettent pas en cause l'économie de marché:
elles l'humanisent
Néammoins Muhammad Yunus a apporté un certain nombre d'éclairages. Les entreprises sociales, s'insèrent dans le monde concurrentiel, où elles bénéficient de
certains avantages: elles essayent de de toucher des marchés délaissés par les entreprises classique (par exemple la Grameen bank a été la première à prêter aux pauvres) et elles bénéficient d'un
fort effet de sympathie de la part des consommateurs. Par exemple, la création d’une grande entreprise de télécom européenne, pratiquant des tarifs plus bas pour les populations pauvres, devrait
avoir un large succès : contrairement aux entreprises existant sur le marché, elle ne chercherait pas à augmenter ses marges en recourant à des ententes illicites avec les autres opérateurs ou en
recourant à des procédés discutables au détriment de ses clients, ce qui devrait rapidement capter la confiance de nombreux usagers déçus par les opérateurs actuels (et obliger ces derniers à
baisser leurs tarifs et améliorer leurs relations avec leur clientèle). Le même type de raisonnement pourrait se tenir pour le secteur bancaire. Elles ne détruisent l'économie de marché, elles ne
font que l'humaniser. D'ailleurs, bien souvent elles aident à la création d'entreprises à but lucratif, comme le fait la Grameen bank grâce au micro-crédit ou JEF qui aide les jeunes des quartiers sensibles à créer leur entreprise.
Un nouveau rapport de l’homme au travail
L’autre point fondamental est celui du rapport de l’individu au travail. Muhammad Yunus relève que le salaire est loin d’être la première motivation au travail : le sentiment d’être utile, de
rendre service et la satisfaction du travail bien fait sont de puissants moteurs. Il est en effet très valorisant d'agir pour les autres (c'est d'ailleurs un des moteurs principaux du bénévolat
et ce qui fait fonctionner le monde associatif et nombre d'organisations non gouvernementales). Une entreprise qui poursuit un but social ou environnemental peut compter sur ces types de
motivations pour ses employés. L’entreprenariat social n’est donc pas humaniste seulement du fait de ses objectifs, il l’est aussi par sa gestion des ressources humaines. On sait que les
personnes pratiquant le bénévolat sont moins depréssives que les autres.
Cette vision savère proche de celle dévelloppée par Elinor Olström pris nobel d'économie 2009 pour ses travaux sur la gestion des biens communs.
Des idées d'entreprises sociales
Des clusters sociaux pour relancer les quartiers, faire de la réinsertion, générer du lien social et créer des entreprises.
Des banques solidaires pour faire accéder les populations pauvres à la propriété
sans risque de surendettement.
Des clusters écologiques, pour améliorer les performances énergétiques de l'habitat sans frais pour les
propriétaires, créer des filières et des entreprises dans l'économie verte.
De grandes entreprises de services européennes pour améliorer la qualité de l'offre en télécom ou dans les transports.
Des entreprises industrielles à but social pour empêcher les délocalisations et réindustrialiser l'Europe.