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Cluster écologique : regroupement d’entreprises solidaires, d’associations et des services publics autour d’un projet écologique, de réinsertion sociale et de créations d’entreprises.
Stimuler les chantiers d’amélioration énergétique de l’habitat en les finançant, sans
frais pour les propriétaires, grâce à des crédits-baux financés par les économies d’énergie obtenues.
Relancer les PME du bâtiment, les former à l’éco-construction et leur proposer des artisans formés.
Travail de réinsertion en lien avec le pôle emplois et le secteur associatif : création des filières agricoles ou sylvestres et techniques nécessaires à la production des matériaux utilisés dans la construction et à leur installation ; formation des artisans nécessaires (chômeurs et remise à niveau des artisans désireux de participer aux filières).
Dévellopper des filières de formation à l'agriculture biologique (la demande est supérieure à l'offre en France), puis une fois
les agriculteurs formés leur permettre d'accéder à la propriété pour lancer leur exploitation grâce à crédit-bails et un accompagnement effectué par
la banque solidaire.
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Financement des travaux d'équipement via une banque solidaire
Pour que le Cluster soit financièrement autonome, il faut générer des investissements. Un grand gisement potentiel de financements est
l'amélioration la performance énergétique de l'habitat (Isolation, chauffe eaux solaires, panneaux solaires, pompes à chaleurs, inserts, VMC
double flux, puits canadiens…). Elle entraîne en effet à terme des économies financières, mais l’investissement dans ces périodes d’incertitude économique
rebutent beaucoup de propriétaires, d’autant que l’accès au crédit est difficile.
Il est donc nécessaire que le Cluster comprenne une banque solidaire qui propose directement ou en partenariat avec des établissements bancaires traditionnels des crédits-baux pour permettre aux propriétaires de financer sans frais leurs travaux d’amélioration énergétique de l’habitat. La banque finance les travaux, puis « loue » l’amélioration énergétique au propriétaire qui rembourse progressivement la banque avec le montant des économies d’énergie réalisées. Ce type de financement est complètement rodé : il existe de longue date dans les banques islamiques (contrat Ijara Wa Iktina).
Au Brésil, une entreprise solidaire (TSSFA Le soleil brille pour tous) permet de développer l'installation de panneaux solaires pour
les foyers isolés. Les gens n'ont pas les moyens de financer eux mêmes les panneaux, donc c'est TSSFA qui les installe
et les loue au prix des économies réalisées (sans électricité, les foyers compensent en achetant, pilles, bougies, fuel...). Progressivement, les foyers rachètent les panneaux et finissent
par en devenir propriétaires. L'argent récupéré permet de réinvestir pour installer d'autres panneaux pour d'autres
foyers isolés...
La possibilité de bénéficier de ces travaux sans frais, si elle est bien communiquée entrainera une demande importante. Ce qui permet d’envisager des embauches dans
les entreprises concernées (voir d'en créer de nouvelles) et le développement de filières d'écoconstruction. Pour cela, il faut mettre en place les structures nécessaires à la formation
des chômeurs ou des artisans désireux de se mettre à niveau pour participer aux filières. Des entreprises sociales, telles que le
Chenelet ont une bonne expertise de ce type de formation, puisqu’elles font de la réinsertion en formant des artisans et en construisant des logements sociaux. De telles structures (qui
peuvent être associatives ou des entreprises sociales) peuvent être financées par les travaux qu’elles réalisent ainsi que par les aides perçues au titre de la formation professionnelle.En France, la demande en produits biologiques est très supérieure à la production. C'est donc un marché rentable. Nous l'avons vu, la culture maraîchère est un excellent outil de réinsertion primaire. On peut donc imaginer tout un circuit de formation progressif à l'agriculture biologique, avec en fin de parcours la mise au point d'un projet dont la conceptualisation est aidée par une foncière solidaire (qui peut tout à fait être la banque solidaire décrite plus haut). Si le projet est viable, une foncière solidaire achète des terres et le matériel agricole nécessaire et les loue aux nouveaux exploitants jusqu'au rachat du crédit bail où ils en deviennent pleinement propriétaires. Évidement ce type de fonctionnement serait tout à fait potentialisé en travaillant étroitement avec les structures de formations déjà existantes comme les lycées agricoles. Ce système pour aider de jeunes exploitants de se lancer: fonctionne: c'est ainsi que procède avec succès terre de liens .
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