Banques solidaires et entreprises sociales

Des banques solidaires pourraient créer massivement des PME en utilisant le principe de la Moudaraba développé de longue date par les banques islamiques.

Une banque solidaire pourrait permettre l'accès à la propriété pour des citoyens pauvres sans risque de surendettement grâce au principe de l'Ijara.


L'Ijara pourrait permettre de financer des améliorations énergétiques de l'habitat sans frais pour le propriétaire.

 

Le modèle bancaire occidental où la garantie de la valeur de l'argent est la dette n'est pas tenable dans un monde fini et nécessite d'être réformé d'urgence. il faut donc développer des banques dont le moteur n'est pas l'usure mais l'investissement.



Le principe de la 
Moudaraba ou "partenariat passif" permet de sécuriser et d'apporter les fonds nécessaires à la création d'entreprises :

La banque finance entièrement l'entrepreneur et partage les bénéfices (s'il y en a) avec celui-ci selon un pourcentage fixé à la signature du contrat. La seule source de revenue possible pour l'emprunteur est sa part de bénéfice (il ne reçoit aucun salaire) et la banque prend à son entière charge les pertes éventuelles. La banque ne peut investir que dans des sociétés dont le ratio d’endettement n’est inférieur à 33 %. Ce type de contrat trouve souvent accord dans la création de PME.

 

La Banque est donc un partenaire du créateur de l'entreprise avec lequel elle partage les risques, elle a donc intérêt à l'aider à maximiser ses chances de succès.  Dans le cas d'un social business dont le but est fonder des entreprises, la Banque solidaire est un véritable outil de création d'entreprises: elle étudie avec les candidats entrepreneurs, le marché, les bénéfices attendus, les investissements nécessaires et l'aide dans ses démarches administratives... Au fur et à mesure que l'entrepris dégage des bénéfices, elle rachète son capital au social business, jusqu'a en devenir complètement indépendante. Le social business lui a dégagé quelques bénéfices (défins contractuellment dès le départ) qui lui permettent de couvrir ses frais et éventuellment d'augmenter son capital et pouvoir ainsi investir dans d'autres entreprises à créer.

 

Il y a assurément des marchés à conquérir, car les banques traditionnelles prêtent difficilement, aux jeunes, aux chômeurs, aux personnes sortant de prison... Pour maximiser le nombre d'entreprises créables, ce genre de social business doit travailler en étroite collaboration avec le pôle emplois, les associations et social business travaillant dans la réinsertion. Ce qui signifie qu'on pourrait maximiser leur efficience en créant des clusters sociaux. De part leur fonction sociale ces banques méritent d'avoir une fiscalité aménagée et une facilité de trésorerie de la part des établissements bancaires centraux.



Le principe de l'Ijara permet une aide à l'équipement sans risque de surendettement:

Le contrat Ijara consiste, pour la banque, à acquérir des biens qu'elle met à la disposition du client en location simple.

Pour le contrat Ijara Wa Iktina, la banque finance pour le client un équipement, un immeuble ou une usine clé en main moyennant paiement d'un loyer convenu d'un commun accord entre les parties avec l'engagement du client de verser ces loyers sur un compte d'investissement qui lui permettra, à terme, d'acheter le bien financé. Ce type de contrat est l’équivalant du crédit-bail. Les profits générés par les loyers déposés sur ce compte d'investissement sont au bénéfice du client.

 

Ce type de contrat peut par exemple permettre d'accéder à la propriété immobilière sans risque de surendettement.  En cas de déménagement le locataire  peut récupérer son capital épargné moins les frais de fonctionnement du social business; la banque, elle, garde le bien immobilier et peut le revendre ou le louer à nouveau selon le même principe.

 

De la même manière, ce type de contrat permettrait de faire des travaux d'amélioration énergétique du bien immobilier (isolation, panneaux solaires...), le montant des versement étant alors calculés sur le montant des économies réalisées.

 

Dans les pays en voie de développement, on peut imaginer grâce à ce type de contrat, l'achat d'un tracteur où n'importe quel investissement permettant d'améliorer la productivité ou d'accroître les bénéfices d'une coopérative de paysans pauvres qui auraient sinon été incapables d'investir.

 


Défiscalisation des droits de succéssions

Les personnes du troisième âge souhaitent souvent transmettre le plus intégralement possible leurs possessions à leur descendance. Elle ne cherchent pas spécialement à générer des plus-values importantes et préfèrent des placements sécurisés. On pourrait imaginer qu'un placement dans un fond d'investissement solidaire ne soit pas soumis à droit de succession. Ceci pourrait mobiliser des fonds importants.


Dès lors, il faut imaginer un type de placement qui ne soit pas soumis aux droits de succession et qui donne droit à une rente mensuelle, accessible dans les fonds d'investissements solidaires.



La fin du systeme bancaire occidental ou l'histoire du serpent qui se mange la queue:

L'évolution du système monétaire et bancaire fait que l'argent ne représente plus une quantité d'or entreposée dans des banques. Actuellement l'argent représente la dette contractée par les emprunteurs et est garanti par leur capacité à rembourser! Si la capacité de remboursement des emprunteurs est mise en doute c'est le crack. C'est ce qui c'est passé au moment des subprimes. Le système est basé sur le fait que nous puissions nous endetter à l'infini et la valeur de l'argent est garantie par notre capacité de produire la valeur de nos dettes. Problème: on vient de découvrir que le monde est fini et la seule augmentation du prix des matières premières a suffit à ce que les ménages américains ne puissent plus rembourser leur dette! Ce raisonnement marche aussi pour les états et c'est comme ça que la Finlande a fait faillite. Le problème est que le taux d'usure fait que nous sommes obligés de garantir une croissance de taux équivalent, sinon le système s'effondre!

 

Si pour vous ceci n'est pas clair regardez cette vidéo passionnante et hyperpédagogique, mais promettez moi avant, de rester calme et de ne pas vider votre compte en banque une fois que vous saurez sur quelle bombe nous sommes assis!

 


L'Argent Dette de Paul Grignon (FR intégral)
envoyé par bankster2008. - L'info video en direct.


Alors: ça décoiffe? Prenez un lexomil, repeignez vous et réfléchissez aux solutions: imaginez des banques dont le mode de financement n'est plus l'usure et la spéculation, mais l'investissement. Vous avez compris, votre argent serait bien plus en sécurité dans une banque solidaire, avec certes un rendement  limité, mais sans risque de se trouver en défaut de payement au premier crack venu et avec la satisfaction d'aider son prochain. Il serait d'ailleurs normal d'imaginer défiscaliser ces placements solidaires et de taxer de manière plus importante les plus-values spéculatives.

 

Il faut aussi relativiser les choses: la monaie virtuelle créée par les banques lors de la contraction d'un emprunt diparait lors de son remboursement. Le remboursement de la dette publique par les états, n'est donc pas synonyme d'éffondrement du système, mais c'est aux états ou aux organismes supranationnaux comme la BCE de réguler la masse monétaire en circulation pour l'addapter aux besoins économiques. Un endettement trop important des états pourrait en effet conduire à leur faillite le jour où leurs créanciers perdrons confiance en leur capacité de remboursement.

 

D'autre part, si cette vidéo brille vraiment par ses vertues pédagogiques, elle néglige sur la fin le fait que la croissance n'est pas due qu'à des valeurs matérielles.  En réalité, la dimension matérielle de la croissance est faible. Les services sont nettement majoritaires dans la production d’une économie et ceux-ci ne sont pas consommateurs de ressources. Une croissance de contenus virtuels, culturels, des services peut continuer sans risque de pénurie et l'augmentation du prix des matières permières oblige l'industrie à s'addapter, à réduire les quantités utilisées et à valoriser le recyclage.  Le develloppement va de toute manière rendre de plus en plus onéreux les produits industriels et de plus en plus abordables les biens immatériels et services. Les consommateurs vont donc devenir de plus en plus exigeants sur la durée de vie des biens matériels qu'ils acquièreront. Le marché a des défauts (en particulier, il est injuste et court termiste), mais il a une qualité indéniable: il s'addapte! Dès lors, il y a possibilité que la masse monétaire continue de croitre, à la condition qu'elle le fasse parallèlement à la richesse crée (d'autant qu'elle peut décroitre en cas d'inflation). C'est tout le débat entre les partisans de la décroissance et ceux du dévelloppement durable (ou soutenable).

 

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